Argentine – Salta

Nous arrivons à Salta dans la matinée, fatigués par nos nuits dans des bus de moins en moins confortables. Nous filons faire une sieste à l’hôtel, avant d’aller se promener en ville. Le paysage est radicalement différent et le climat plus désertique. La ville est très jolie, avec de beaux bâtiments baroques aux couleurs pastels.

Nous nous contenterons pour aujourd’hui d’aller faire des courses pour cuisiner à l’hôtel (il faut une pause après tous ces restaurants de viande), et échanger de l’argent.


Nous partons aujourd’hui sur la boucle Sud de Salta, avec notre Logan de location et ses 5 rustines (celle qu’Antoine et Laurie, rencontrés au Salar, ont louée et éprouvée). Nous roulons une bonne heure avant de commencer à grimper dans la montagne. La roche devient plus rouge, et les cactus commencent à apparaître sur le bord de la route. Nous nous arrêtons sur plusieurs points de vue sur le canyon, c’est de plus en plus beau.

Nous nous arrêtons face au canyon pour manger nos sandwichs saucisson-fromage. Nous sommes ravis car la charcuterie et le fromage sont plutôt bons en Argentine ! Nous apercevons même un condor qui tournoie au-dessus de nous.

Puis, au bord d’une grande route droite, nous apercevons nos premiers guanacos, camélidés apparentés aux lamas et aux vigognes. Nous traversons le Parque Los Cardones : une grande plaine aride avec une forêt de hauts cactus à perte de vue.

Enfin, nous arrivons à Cachi, notre étape pour la nuit. C’est un petit village de maisons beiges et blanches, parsemé de cactus, avec une ambiance de far-west. Nous nous promenons au milieu des quelques petits magasins « d’artisanat », et allons goûter des glaces aux parfums locaux : miel de caña et dulche de cayote.

Nous dormons à la Casa de Vero, une charmante petite maison blanche et bleue. Le soir, nous allons dîner chez Mi Favorita : cabri à la parilla et sorrentinos (petits raviolis ronds que l’on trouve partout ici). Le repas est accompagné d’un petit papi argentin qui joue de la musique en live, c’est très sympa.


Après un petit déjeuner classique argentin à l’hôtel (pain, cream cheese et confiture), nous grimpons sur les hauteurs de la ville pour aller voir l’Ovniport. Dans le nord de l’Argentine, et surtout dans les régions désertiques, des Ovnis auraient été aperçus, et des marques étranges au sol seraient apparues. Ici c’est l’œuvre d’un artiste suisse, qui a dessiné des formes au sol, avec des cailloux, en référence à ces Ovnis.

Nous prenons ensuite une portion de la Ruta 40, qui est une des plus grandes routes qui traverse l’Argentine du nord au sud. Ici c’est une petite piste caillouteuse qui descend vers le sud, en suivant le Rio Calchaquí. Nous nous arrêtons à Seclantás, un joli petit village avec une très jolie église.

Nous quittons ensuite la route principale pour une petite piste qui se rapproche de la rivière, et le paysage est magnifique. La terre, auparavant beige, devient de plus en plus rouge au fur et à mesure que nous avançons.

Nous nous arrêtons déjeuner à Molinos, petit village quasi désert et ambiance de far-west : rues poussiéreuses et cactus en bord de route.

Un peu plus tard, nous arrivons au petit village d’Angastaco. Nous grimpons à un mirador qui surplombe la vallée, et la vue est magnifique.

Puis nous traversons la Quebrada de las Flechas, où la piste slalome entre d’étroites formations rocheuses à pic. Toute la route est très belle et impressionnante.

Nous arrivons à Cafayate en fin de journée, et allons dîner dans une parilla locale : Black Tote. L’ambiance est géniale : nappes en cuir, chaises en peau et musique live. Malheureusement les morceaux de viande que nous commandons ne sont pas tous délicieux et le bœuf est trop cuit.


Ce matin nous avons rendez-vous avec Antonio, un agriculteur de la région qui organise des promenades à cheval. Nous partons pour 3h de balade sur nos jolis cheveux gris : Ringo et Paloma. Ils ont l’harnachement des chevaux du coin : filet et rênes en cuir tressé, selles rembourrées de coussins et étriers en cuir. Nous commençons par marcher dans le lit d’une rivière asséchée, dans lequel poussent quelques buissons épineux. Nos chevaux sont dynamiques et très heureux de galoper, on a du mal à les arrêter !

Nous arrivons au cœur d’un canyon de pierres oranges, le massif Los Colorados. C’est magnifique, nous descendons de cheval et allons nous promener au milieu des étroites falaises. Sur le chemin du retour, les chevaux sont très excités de rentrer au ranch et galopent de bon cœur.

Nous rentrons à Cafayate et allons déjeuner à la Casa de las Empañadas, sur les conseils d’Antonio. Il y a une douzaine de parfums différents (viande et maïs, tomate et roquefort, jambon et fromage…), et tout est délicieux, ce sont de loin les meilleurs que nous ayons mangé pour l’instant ! Pour terminer, nous prenons des desserts typiques : queso con dulche de membrillo (fromage accompagné de pâte de coing), ainsi qu’un flan casero (flan à la vanille et au caramel).

Pour l’après-midi, nous avons décidé d’aller visiter plusieurs bodega, car la région est bien connue pour ses nombreux vignobles. Nous commençons par la Bodega Utama, un minuscule domaine familial qui réalise une confidentielle production de vins biologiques. La propriétaire nous expliquent qu’ils cultivent une mauvaise herbe au milieu des vignes, car elle permet de détourner les nuisibles des raisins et de fertiliser le sol. Ils utilisent également un paillage pour retenir l’eau dans la terre et permettre d’arroser moins souvent. Ils utilisent uniquement des machines à main pour presser et embouteiller notamment. Nous goûtons ensuite leur vin blanc et leur vin rouge, sur une table sous un pêcher en fleurs. Le beau-père de la propriétaire fait aussi de jolies poteries, qui sont exposées dans la maison.

Nous continuons ensuite par la Bodega Piatelli, tout à fait à l’opposé de la précédente. C’est un énorme domaine tenu par des américains, une belle propriété où nous sommes bien plus nombreux pendant la visite. Nous voyons les impressionnantes cuves de macération, ainsi que la cave et ses barriques en bois de chêne français ou américain. Nous participons ensuite à la dégustation, dans une jolie salle avec de beaux meubles en bois. Les vins n’étaient malheureusement pas si délicieux que la visite aurait pu le laisser penser.

Le soir nous allons dîner chez Pimenton, un petit restaurant un peu à l’écart des attrapes-touristes de la place principale, qui est beaucoup moins cher. Nous partageons une grosse pizza à deux : la pâte est industrielle mais elle est bien garnie et nous fait tout de même plaisir.


Nous prenons ce matin la route en direction de Salta. Toute la première partie de la route est magnifique, et nous nous arrêtons toutes les 10 minutes aux différents points de vue. Nous traversons un beau canyon de pierre rouge, dans lequel coule une petite rivière entourée d’herbes jaunes.

Nous descendons de la voiture pour aller se promener plus au cœur du canyon, dans le lit asséché d’une rivière. Le canyon est large, nous marchons entourés de rochers rouges, de buissons épineux et quelques cactus. Au fond, les roches sont striées de nombreuses couleurs allant du beige au rouge en passant par le rose.

Le dernier arrêt de la route est un lieu nommé « l’amphithéâtre ». On y rentre par une grande faille dans la falaise rouge, qui s’ouvre sur une cirque de forme circulaire. C’est très impressionnant. Un musicien (qui joue de la flûte de pan en même temps qu’une petite guitare) rend l’atmosphère mystique.

Nous nous arrêtons en bord de route dans une petite échoppe qui vend des empañadas. C’est une petite maison blanche décorée de cactus et de céramiques, avec des lamas dans le jardin. Nous continuons notre route et quittons progressivement ce beau canyon, pour retrouver un paysage plus plat.

Presque à l’heure du goûter, nous nous arrêtons déjeuner dans la première vraie ville que nous croisons, El Carril. Nous nous attablons au Resto Bar Matices et commandons 2 généreux lomitos (sandwichs chauds garnis de viande, jambon, œuf, fromage et salade). C’était bon et à un prix imbattable !

Nous rentrons ensuite à Salta, où nous rendons notre fidèle Logan, avant de l’échanger pour un plus gros gabarit pour aller faire de la piste ! Pour gagner du temps, nous roulons de nuit jusqu’à San Antonio de los Cobres, où nous dormons à La Avenida, un super petit hôtel où nous avons notre propre appartement très confortable.


Nous partons au lever du soleil car une grosse journée de route nous attend. Nous partons pour 6h de piste pour Tolar Grande, petite ville au milieu du désert. Nous sortons de San Antonio quand le soleil se lève et éclaire doucement les collines recouvertes d’herbes séchées par le soleil. La piste de graviers grimpe jusqu’à passer un col à 4500m, puis redescend tranquillement.

La piste se poursuit, plus ou moins cahoteuse, dans la poussière soulevée par les camions. Nous arrivons au Salar de Pocitos et sa grande étendue plane recouverte de blocs de terre brune saupoudrés de sel.

Nous continuons de rouler et arrivons au Desierto del Diablo. Tout est magnifique : la roche et le sable sont oranges, des petites montagnes en forme de cône se dressent partout autour de nous. Et au fond, une grande montagne multicolore, avec des tons de rouge, de vert, de jaune…

La route grimpe en petits lacets (d’où son nom de « Siete curvas »), et nous voyons le désert d’un peu plus haut, c’est encore plus magique.

Nous poursuivons la route jusqu’à Tolar Grande, que nous dépassons en direction du fameux Cono de Arita. Pour y arriver, nous traversons pendant plus d’une heure le Salar d’Arizaro, qui ressemble beaucoup à celui d’Atacama. La route est droite et paraît infinie, jusqu’à ce qu’un petit cône fasse son apparition au loin. Il grandit au fur et à mesure de notre approche, et nous arrivons au pied du Cono de Arita, le fameux volcan qui se dresse seul au milieu du Salar.

Nous faisons demi tour et rentrons à Tolar Grande, où nous dormons ce soir. Aujourd’hui c’est un jour particulier pour ce petit village, car c’est la fête en l’honneur de la Pachamama, la terre mère. Nous grimpons sur la petite colline qui surplombe la ville, où se trouve la célébration. Tout le village y est rassemblé, il y a de la musique, des chants et des danses. Un trou est creusé dans le sol, et les villageois viennent y prier et apporter des offrandes (cigarettes et alcool notamment) pour espérer une bonne année à venir.

Pour le dîner, nous allons dans l’un des 2 restaurants du village, le Parador Llullaillaco. Il n’y a que des locaux, le service est ultra rapide car c’est menu unique : milanaise de bœuf avec riz et crudités, et flan en dessert.


Nous partons encore une fois au lever du soleil, car beaucoup de route nous attend pour rentrer à Salta. Nous passons à côté des Ojos de Mar, 2 trous d’eau au milieu du désert mais dont le chemin d’accès est malheureusement fermé. Nous repassons ensuite par las Siete Curvas et les points de vue magnifiques sur le Desierto del Diablo. C’est le plus bel endroit de notre début de voyage en Argentine.

Puis nous roulons sans trop nous arrêter jusqu’à San Antonio de los Cobres, où nous nous arrêtons manger dans un petit restaurant local : Restaurante Los Cardones. Nous y mangeons une délicieuse quiche aux légumes et au quinoa, et reprenons notre route.

Nous découvrons cette fois la route entre San Antonio et Salta, que nous avions faite de nuit. Nous roulons dans un canyon désertique où coule une petite rivière. La route est bordée de cactus, c’est très joli.

Nous arrivons à l’heure pour rendre le 4×4 et faisons quelques courses pour dîner à l’hôtel. Puis nous nous écroulons au lit, après ces intenses journées.


Après une bonne grasse matinée, nous sortons nous promener en ville. Malheureusement nous sommes lundi et presque tous les musées sont fermés. Nous arrivons à visiter seulement le Musée de la Casa Hernandez, situé dans une jolie maison coloniale. Au rez-de-chaussée une exposition sur le recyclage est réalisée par des enfants, avec des robes créées en sachets de lait par exemple. Et à l’étage, quelques beaux objets anciens sont présentés.

Nous nous promenons ensuite en ville, et il y a beaucoup de très beaux bâtiments aux teintes pastels et aux moulures blanches.

Dans l’après-midi, nous allons prendre notre bus pour Iguazu : nous partons pour 24h de trajet et quittons le désert pour rejoindre la jungle à la frontière brésilienne.


Logements

Casa Bordó (Salta) ❤️ : joli logement, grande chambre, bien situé

Casa de Vero (Cachi) ❤️ : jolie maison, pas cher

Hostal Tierra de Vinos (Cafayate) ❤️ : super hôtel vraiment pas cher, très propre, avec une piscine

La Avenida (San Antonio de los Cobres) ❤️ : super petit appartement tout confort, propriétaire très sympa

Nourriture

Mi Favorita (Cachi) : petit restaurant local

Black Tote (Cafayate) : parilla très locale avec nappes en cuir et musique live, mais la viande n’était pas si bonne

La casa de las empañadas (Cafayate) ❤️ : les meilleures empañadas du voyage

Pimenton (Cafayate) : petit resto moins touristique que ceux de la place principale, pizza pas délicieuse mais ok

Resto bar Matices (El Carril) ❤️ : bons lomitos à prix imbattables

Parador Llullaillaco (Tolar Grande) : très local, service rapide, menu unique

Restaurante Los Cardones (San Antonio de Los Cobres) : bonne quiche au quinoa

Activités

Parque los Cardones ❤️ : belle vallée désertique avec cactus géants

Quebrada de las Flechas ❤️ : magnifiques formations rocheuses à pic

Balade à cheval avec Antonio (Cafayate) ❤️ : très gentils, chevaux bien dressés et paysages magnifiques

El Anfiteatro ❤️ : très beau cirque de pierre orange

Desierto del Diablo et Siete Curvas (route pour Tolar Grande) ❤️❤️ : incroyables paysages désertiques, lieu magnifique

Cono de Arita (après Tolar Grande) ❤️ : incroyable volcan conique au milieu d’un salar

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