Bolivie – Sucre et Tupiza

Nous arrivons à l’aube (5h30) dans la ville de Sucre, capitale constitutionnelle du pays, après une bonne nuit dans le bus. Nous filons à notre hôtel pour terminer notre nuit. Nous sommes logés chez Javier, où nous avons une chambre de compétition : chambre, terrasse et cuisine privative, nous allons pouvoir bien profiter de notre semaine à Sucre.

Nous allons visiter le marché principal afin d’y faire quelques petites courses pour pouvoir manger à la maison. Nous en avons un peu assez des restaurants, et cela va nous faire économiser un peu d’argent. Le marché est énorme, nous achetons des fruits, du yaourt, des œufs et de quoi faire des lasagnes et des gâteaux, c’est ce qui nous fait envie en ce moment !

Nous nous attelons à la préparation des lasagnes sitôt rentrés, et je tente de faire un gâteau à la banane (sans levure et avec un four à gaz de l’époque de nos grands-parents). Les lasagnes sont délicieuses, le gâteau un peu moins, mais il nous fait plaisir quand même !

Le soir, nous allons dîner chez Nativa, un des meilleurs restaurants de la ville, pour fêter (un peu en retard) l’anniversaire de Guillaume. Nous choisissons le menu en 10 services avec accord mets-vins/cocktails pour une petite vingtaine d’euros par personne, imbattable ! Nous commençons par un délicieux cannelloni de patate douce fourré de viande grillée et de crème d’amandes, puis un petit pain à la farine de coca et son beurre à l’olive, accompagnés d’un cocktail gin-Apérol-mandarine sour.

Suivent 3 petites entrées très délicates aux saveurs de l’Amérique du Sud (tartelette au ceviche, empañada, tacos), avec un cocktail au gin, à la réduction de jus de coriandre et à l’huile piquante (étonnant mais délicieux).

Puis des papas rellenas (boule de purée de pommes de terre frite) fourrées au fromage et accompagnées d’une sauce à tomber par terre et d’une bière locale. Puis un tamal (plat local cuit à la vapeur dans une feuille), une viande et un poisson, accompagnés de verres de vin.

En dessert : crème caramel au maïs (un délice), glace au vinaigre balsamique, banane plantain frite et morceau de barbe à papa. Tout était absolument délicieux, bien présenté et avec des saveurs typiques de la Bolivie et de l’Amérique du Sud, nous avons adoré !


Après avoir déjeuné d’un ceviche chez Açai y ceviche, nous nous dirigeons vers la place principale (Plaza 25 de Mayo). Nous prenons le dessert chez Sucré, qui fait de bonnes glaces artisanales. Nous les dégustons au soleil, sur un banc de la place, en admirant tous les magnifiques bâtiments autour de nous.

Puis nous grimpons en direction de la Plaza de la Recoleta, pour aller au Museo de Arte Indigena. Y sont présentés de nombreux tissages et costumes traditionnels de différentes époques et ethnies. Les photos étant interdites, nous n’avons que quelques clichés de la boutique.

Nous passons ensuite sur la jolie place de la Recoleta, avec son mirador qui surplombe la ville, avant de redescendre manger nos délicieuses lasagnes à l’appartement.


Journée repos aujourd’hui, nous profitons du soleil sur notre terrasse, trions les photos et nous nous reposons. Nous ne sortons que le soir pour aller manger des pizzas chez Papavero, un restaurant italien.

La meilleure pizza au raisin

Deuxième journée tranquille à l’appartement, au programme : organisation de la suite du voyage le matin et appels aux copains qui vont nous rejoindre, puis cérémonie d’ouverture des JO dans notre beau pays l’après-midi.

Nous sortons dîner au Cosmo café où nous prenons une énorme assiette mexicaine : nachos, quesadillas, burritos… Nous en sortons l’estomac bien rempli.


Nous retournons aujourd’hui à la Plaza de la Recoleta, mais elle est transformée par une foire qui s’est installée là ! Nous commençons par aller au musée du monastère de la Recoleta. Nous sommes plus de 30 pour la visite, donc impossible d’entendre ce que dit la guide, et c’est de toutes façons plutôt un étalage de reliques religieuses qui ne nous intéressent pas tellement.

En sortant du musée, nous nous mêlons à la foule de la foire, où l’ambiance est très sympathique. Des femmes vendent de la nourriture (grillades et gâteaux) et des boissons aux couleurs douteuses. Des dizaines de baby-foot et autres jeux sont sortis, nous nous arrêtons faire une partie. Un peu plus loin, les échoppes ressemblent plus à une brocante : vaisselles et bibelots divers sont à vendre.

Helismur

Nous redescendons en direction de la place principale, et nous grimpons au Purgatorium, un bar en rooftop sur le toit d’un bel hôtel. Nous commandons des cocktails et admirons le soleil se coucher sur la ville, en dégustant un bon burger et des frites au pulled pork.

Pour terminer la soirée, nous allons voir un spectacle de danse traditionnelle chez Origenes. Les danseurs (hommes et femmes) nous emmènent de ville en ville avec leurs différents costumes : d’abord La Paz, où les jupes sont plus longues et plus chaudes, puis Cochabamba, où les couleurs sont plus joyeuses et les jupes courtes à volants, puis Potosi et Tarija. Les chapeaux sont également différents, mais toujours présents !

La deuxième partie du spectacle se consacre aux différentes cultures et événements qui ont lieux en Bolivie, et notamment le carnaval d’Oruro. Les costumes sont encore une fois magnifiques, les hommes sont parés de plumes avec des masques, et les femmes ont de belles robes à volants.

À la fin du spectacle, les danseurs viennent inviter quelques spectateurs à monter sur scène pour danser avec eux. J’ai eu le grand bonheur d’être choisie et de devoir me trémousser sur scène pendant quelques très longues minutes, sous le regard hilare de Guillaume !


Encore une journée de flemme aujourd’hui, où nous ne sortons pas de la maison ! Au programme : crêpes, séance de sport et regarder les JO. Nous mangeons des pâtes aux légumes et au fromage sans goût pour le dîner, accompagnées d’une bouteille de vin bolivien vraiment mauvais.


Nous nous rendons au marché pour faire quelques courses pour nos derniers jours ici, et décidons d’y manger (malgré ma réticence et mes intestins toujours en vrac). Nous goûtons le mondongo (plat typique de la région composé de viande dans une sauce pimentée, accompagné d’une purée de maïs), ainsi qu’un choripan (sandwich au chorizo grillé).

Nous retournons prendre une glace sur la place principale, chez Sucré, et nous goûtons les parfums traditionnels délicieux : cannelle et fruit de la passion. Sur la place nous retrouvons Maria, une guide avec qui nous avons réservé un tour de la ville. Elle nous explique tout d’abord que la place principale de chaque ville se nomme Plaza 25 de Mayo pour célébrer la Révolution de Chuquisaca, qui mènera la Bolivie à l’indépendance.

Elle nous montre aussi la cathédrale de Sucre, et nous discutons un peu de religion. Les boliviens sont catholiques mais croient aussi en la pachamama (la terre mère), selon les anciennes croyances incas. La pachamama protège les personnes et les maisons, et des offrandes lui sont faites : fleurs, alcool, sucre et fœtus de lama. Dans la région de La Paz, les croyants pensent que la pachamama a besoin d’offrandes de sang : animaux et même humains ! Il y a quelques années, une affaire avait secoué la Bolivie : un jeune homme s’était retrouvé enterré vivant à la suite d’une soirée alcoolisée, et avait réussi à s’échapper. Il s’avère que, lors de la construction d’un nouvel édifice, pour le protéger, les boliviens de La Paz font un sacrifice humain à la pachamama en enterrant une personne vivante sur le lieu de la construction ! Pour cela, il leur suffit de trouver une personne alcoolisée dans la rue, la saouler jusqu’à l’endormissement, et l’enterrer vivante au pied de leur maison… En effet, on retrouve beaucoup d’affiches alertant sur des disparitions de personnes à la Paz. Il y aurait également ce genre d’offrande (sullu) sous chaque pilier du téléphérique ! Le gouvernement tait ces pratiques car ses dirigeants sont également adeptes de cette sorte de magie noire : une pièce satanique aurait été retrouvée dans le palais de l’actuel président, Evo Morales.

Nous continuons notre promenade dans la ville blanche, et une autre anecdote nous marque. Dans la plupart des villes boliviennes, les maisons sont faites de briques non recouvertes, paraissant non finies, car le gouvernement applique une taxe très élevée aux maisons terminées. Ici, à Sucre, pour préserver l’unité architecturale de la ville, une aide financière est donnée aux habitants qui peignent leur maison en blanc ! Ainsi, les maisons sont peintes uniquement dans les quartiers aisés.

Nous nous dirigeons vers les hauteurs de la ville, et passons dans une rue que les habitants évitent la nuit car ils la croient hantée. Au sol, des croix faites en os de bœuf sont disposées pour conjurer le sort.

Nous passons devant le joli Palazzo Guerrero, et passons à l’arrière de la bâtisse, où se trouve un souterrain, il se divise en plusieurs branches sur plusieurs kilomètres : une branche rejoint le monastère de la Recoleta, et les autres ressortent dans la montagne après plusieurs kilomètres. Il aurait servi à de nombreux présidents pour s’enfuir, lors des très nombreux coups d’état qu’a subi le pays.

Nous terminons le tour sur la terrasse d’un restaurant avec une magnifique vue sur la ville. C’était très intéressant d’apprendre toutes ces anecdotes surprenantes sur ce pays, encore très ancré dans ses anciennes traditions.

Pour terminer la journée, nous décidons d’aller goûter les spécialités du restaurant vénézuélien Bienmesabe. Nous prenons une cachapa, sorte de galette de maïs fourrée au fromage et accompagnée de viande croustillante. C’était très copieux, heureusement que nous n’avons pris qu’une assiette pour deux !


Pour notre dernier jour à Sucre, nous allons déjeuner dans un petit restaurant recommandé par notre guide d’hier : Mikuna café. Au menu : poulet à la sauce pimentée accompagné de tagliatelles, et mondongo. C’était très bon, et Guillaume a même pu acheter les épices nécessaires aux sauces de ces 2 plats, pour refaire à la maison.

Nous nous rendons ensuite au parc Simon Bolivar, surnommé « la petite Europe », pour son Arc de Triomphe et sa Tour Eiffel !

Aucune voiture ne circule dans la ville aujourd’hui et toutes les intersections sont bloquées par des minibus pour protester contre le manque de diesel dans le pays.

Nous allons ensuite goûter le chocolate espresso de la fameuse chocolaterie Para Ti, qui était délicieux !

Nous allons ensuite visiter la Casa de la Libertad, où la visite guidée nous en apprend plus sur l’histoire compliquée de l’indépendance du pays. Le pays était d’abord occupé par des populations indigènes, avant l’arrivée des Quechuas et le rattachement du pays à l’empire inca. La Bolivie se nomme à cette période-là le Haut-Pérou. Dans les années 1530 commence la colonisation espagnole sur le continent sud américain. Très intéressés par les richesses minières du pays, les espagnols fondent la ville de Potosí et exploitent les mines d’argent, qui contribueront grandement à la richesse de leur empire. Les espagnols prennent le contrôle du peuple indigène par la force, imposant leur gouvernement, leur culture et leur religion. À partir de 1780, une série de révoltes populaires commencent à naître dans toute la Bolivie. Au début du 19ème siècle, c’est toute l’Amérique du Sud qui se soulève pour obtenir son indépendance vis-à-vis des colonisateurs. Après plusieurs années de guerre, les pays obtiennent leur indépendance grâce quelques grands libérateurs tels que Antonio José de Sucre ou Simón Bolívar. Le pays proclame son indépendance le 6 août 1925 et Simón Bolívar rédige la première constitution. Le pays prendra le nom de Bolivie en son honneur. Depuis son indépendance, le pays a connu plus de 80 présidents, de très nombreux coups d’états et une alternance de gouvernements civils et militaires.

Nous rentrons à l’hôtel pour récupérer nos affaires et aller prendre notre bus de nuit en direction de Tupiza. Notre logeur, Javier, avait prévu de nous emmener à la gare de bus avec sa petite 2CV, mais la ville est toujours bloquée. Il nous amène donc 1 par 1, avec nos gros sacs, sur sa moto. Nous slalomons entre les minibus placés stratégiquement, roulons sur les trottoirs, c’est une épopée ! Finalement, la gare est également bloquée et aucun bus ne partira ce soir, c’est la douche froide. Nous rentrons à pieds à notre hôtel, où nous grignotons nos sandwichs du bus. Nous allons essayer de partir demain, car la grève sera nationale dans 2 jours et le pays sera entièrement bloqué, c’est donc notre dernière chance de pouvoir rallier Tupiza.


Après notre nuit forcée à Sucre, la nouvelle tombe : pas de bus ce soir pour Tupiza (c’est le seul bus direct depuis Sucre qui existe), à cause des grèves et des blocages. Nous refaisons nos sacs en vitesse et tentons de trouver une solution. Javier, notre adorable hôte, envoie son fils à la gare de bus pour glaner des informations pour nous. Après beaucoup d’incertitudes, il nous dit qu’un bus vient d’arriver de Potosi, et qu’il y retourne dans 30 minutes. Ni une ni deux, nous sautons dans un taxi pour le terminal de bus. Le bus est bien là, et c’est effectivement le seul bus de toute la gare routière ! Nous arrivons sans encombre à Potosi après 4h de route, sans avoir rencontré aucun blocage. Cette ville est connue dans le monde entier pour sa mine d’argent prolifique, qui a enrichit les colons espagnols puis les boliviens après leur indépendance. C’est une ville de mineurs, créée en 1545 pour exploiter la mine, et dont la population dépasse celle de Londres ou de Paris à cette époque.

Le seul bus de la gare routière

Pas le temps pour nous d’aller visiter la mine (presque épuisée mais encore exploitée par les locaux), nous filons au terminal de minibus pour tenter notre chance de rallier Tupiza. Il y a très peu de minibus, le prochain est plein mais nous obtenons (non sans peine), une place dans le suivant ! Nous croisons les doigts pour réussir à arriver à destination ce soir, car demain c’est la grève nationale et le pays entier sera paralysé pour plusieurs jours. Après avoir roulé plusieurs heures à pleine vitesse sur des routes désertes, nous nous arrêtons à 80km de Tupiza en quête d’essence. Après plusieurs refus à toutes les stations service de la ville, notre chauffeur finit par aller sonner chez les gens et même interpeler les voitures que nous croisons pour essayer de récupérer un peu de cette précieuse essence et nous amener à bon port. Après 2 villages traversés sans plus de succès, il se met à appeler tout son répertoire pour quémander de l’essence, sans plus de succès.

À 30km de la ville, nous avons du mal à grimper la dernière côte. À 20km, ça y est, nous n’avons plus d’essence ! Guillaume regarde la fin du trajet sur maps.me et heureusement ce n’est plus qu’une longue descente d’environ 20km. Notre chauffeur prend son élan et dévale la fin de la route sans freiner, en grillant les feux rouges et en évitant les voitures. Nous arrivons enfin, entiers, à Tupiza, quel sentiment d’accomplissement ! Nous posons nos affaires à l’hôtel et filons manger dans le dernier restaurant ouvert, Marcelina. Nous prenons des pizzas, pas les meilleures du voyage mais très appréciées après ce long trajet !

Bien arrivés !

Nous nous levons pour profiter du petit-déjeuner buffet de notre hôtel : jambon, fromage, pancakes, céréales, fruits, nous sommes ravis. Puis nous avons rendez-vous avec Edy pour 3h de balade à cheval dans des paysages dignes du far-west. Mon cheval s’appelle Tango, c’est une célébrité en Bolivie : acteur dans des films de cow-boys et champion de saut d’obstacle ! Nous marchons d’abord jusqu’à la Puerta del diablo, un étonnant mur de pierre vertical ouvert en son milieu. La roche est rouge, et de nombreux cactus parsèment le paysage.

Nous nous promenons ensuite dans la vallée de Los Machos, aux formations rocheuses aux formes suggestives.

Puis notre guide nous laisse trotter et galoper jusqu’au Cañon del inca. Il nous raconte que la région est très riche en de nombreux minéraux : or, argent, antimoine… Nous terminons ici et faisons demi-tour en direction du ranch, à bon rythme car les chevaux ont hâte de rentrer !

Nous allons déjeuner dans un petit restaurant du centre ville, où le menu n’était vraiment pas savoureux. Guillaume va ensuite se faire couper les cheveux pour la modique somme de 1,30€, et c’est plutôt réussi ! Le soir, nous retournons dîner chez Marcelina. En entrée, nous prenons des sfijas, sorte d’empañadas délicieuses fourrées à différents parfums. Nous goûtons enfin le pique macho, un plat traditionnel bolivien composé de frites, viande de bœuf trop cuite, saucisses type Knackis, tomates et œufs, spoiler alert, ce n’est pas délicieux. En dessert, Guillaume prend un burger (très bon) et moi une crème brûlée qui, surprise, arrive effectivement flambée !

Crème (littéralement) brûlée

Logement

Javier House (Sucre) ❤️❤️ : super chambre, cuisine très bien équipée, terrasse très agréable et hôte adorable

Hôtel Butch Cassidy (Tupiza) ❤️ : propre, lessive express et surtout délicieux petit-déjeuner buffet le matin !

Nourriture

Nativa (Sucre) ❤️ : repas en 10 services pour 20€ par personne avec accord mets/vin/cocktail. Saveurs boliviennes délicieuses, repas très soigné.

Açai y ceviche (Sucre) : bons ceviches

Sucré (Sucre) ❤️ : délicieuses glaces artisanales

Papavero (Sucre) ❤️ : bonnes pizzas italiennes

Cosmo café (Sucre) : bonne assiette mexicaine

Purgatorium (Sucre) ❤️ : bons cocktails et magnifique rooftop

Bienmesabe (Sucre) ❤️ : bon restaurant vénézuélien et portions gargantuesques

Mikuna cafe (Sucre) ❤️ : bons plats locaux, prix abordables

Chocolaterie Para Ti (Sucre) ❤️ : délicieux chocolate espresso

Marcelina (Tupiza) ❤️ : pizzas correctes, très bons burgers et sfijas

Ollita y Barro (Tupiza) : menu du midi vraiment pas cher mais pas très bon

Activités

Marché central (Sucre) ❤️ : très vivant, on y trouve de tout, possibilité d’y manger pour pas cher

Plaza 25 de Mayo (Sucre) ❤️ : magnifique place entourée de bâtiments sublimes

Museo de Arte Indigeno (Sucre) ❤️ : joli musée sur les arts traditionnels, notamment le tissage et les costumes traditionnels

Plaza de la Recoleta (Sucre) ❤️ : jolie placette avec une belle vue sur toute la ville

Musée du monastère de la Recoleta (Sucre) : visite guidée chiante, guide revêche

Origenes (Sucre) ❤️ : magnifique spectacle de danse traditionnelle, très beaux costumes

Free walking tour avec Maria (Sucre) ❤️ : anecdotes très intéressantes, une autre façon de découvrir la ville

Casa de la Libertad (Sucre) : musée intéressant sur l’histoire de la Bolivie

Promenade à cheval avec Edy (Tupiza) ❤️ : dans les magnifiques décors du far west

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