Nous devons partir en trek ce matin, nos sacs sont prêts et notre petit déjeuner est pris. Mais, juste après manger, Guillaume se sent mal et retourne se coucher. Nous décidons donc de repousser notre départ à demain. J’en profite pour avancer sur le blog et continuer mon apprentissage de l’espagnol.
Nous ne sortons que le soir, pour aller dîner au TARI café. Nous prenons des quesadillas et de la truite avec un risotto au quinoa, et tout était délicieux ! En rentrant, nous passons chercher des empañadas au coin de la rue (chez Jawitas Mi Chulumani) pour notre déjeuner de demain, elles sentent divinement bon !



Ce matin, nous prenons un collectivo direction Coroico, pour nous rendre du départ du trek El Choro. Le bus nous arrête à La Cumbre, lieu-dit où débute le sentier. Nous commençons à marcher à 4650m et grimpons jusqu’au col situé à 4850m. Il ne fait pas chaud et il y a un vent à décorner les bœufs, nous avons même du mal à marcher !








La suite du sentier ne fera que descendre jusqu’à la fin du trek. Nous entamons la descente dans un magnifique paysage de roches noires et d’herbes jaunes à perte de vue. Nous avons vue sur la vallée dans laquelle nous allons descendre pour nos 3 jours.






Au pied de notre abrupte descente, quelques ruines (incas peut-être ?) sont posées dans les herbes. Nous nous arrêtons déjeuner derrière un petit muret, à l’abri du vent, de délicieux empañadas achetés la veille. Après une petite sieste au soleil, nous repartons. Nous traversons, au milieu des nuages, un petit village où les quelques habitant nous saluent très gentiment.












Au fur et à mesure de notre avancée et de notre redescente en altitude, la végétation commence à revenir. L’herbe devient plus verte, et de petits arbustes poussent sur le bord du chemin.





En fin d’après-midi, nous trouvons un petit terrain bien plat avec un moelleux tapis d’herbe verte, sur lequel nous plantons notre tente. Au menu de ce soir : pâtes aux petits pois et au bleu, c’était très bon et réconfortant.





La nuit tombe vite et dès qu’il n’y a plus de soleil il fait bien froid, nous filons donc nous mettre dans nos duvets dans la tente, et nous nous endormons bien vite.
Ce matin ça ne va pas fort : Guillaume est malade, ses intestins lui font payer sa journée de street food à El Alto… Nous partons sans grande motivation après avoir mangé un petit porridge au chocolat et avoir replié la tente. Il fait bien plus humide à cette altitude, et un gros nuage est posé juste au-dessus de nous, cachant un peu la vue. Les petits arbustes sont remplacés par une forêt de plus en plus dense et tropicale : fougères et même bananiers apparaissent.





Nous marchons sur un ancien chemin inca, dont certaines portions sont encore pavées.

Nous déjeunons dans un des petits refuges du circuit, sur une petite table avec vue sur le jardin fleuri. Nous mangeons des pâtes à la sauce tomate et aux petits légumes (achetés directement coupés sur le marché, très pratique pour le trek). Les petits ânes du refuge viennent nous tenir compagnie pendant notre repas.

Nous poursuivons le chemin de plus en plus difficilement. Guillaume est toujours bien malade, nous faisons des pauses très souvent et (pour une fois) je récupère une partie du contenu de son sac. Les kilomètres passent de plus en plus lentement, j’ai mal aux pieds, aux genoux et au dos. Nous traversons des petits ponts de singe, faits de quelques morceaux de bois attachés ensemble par des fils métalliques.




La forêt est jolie, de plus en plus humide et habitée de centaines de papillons qui s’envolent à notre arrivée. En fin d’après-midi, nous finissons enfin par arriver à notre refuge prévu, après seulement 16km de marche qui nous aurons pris la journée entière… Le refuge est abandonné et il y a des ordures qui traînent partout, mais nous sommes épuisés et décidons de nous arrêter ici tout de même (les endroits pour planter la tente sont rares dans la forêt…). Après un frugal repas (soupe aux champignons pour Guillaume, pâtes au bleu pour moi), nous allons nous coucher.

La nuit fut un peu écourtée pour ma part : j’ai été réveillée par une bête qui fouillait dans les poubelles abandonnées dehors, et j’ai eu du mal à me rendormir. Quand nous nous réveillons, le soleil est caché par un gros nuage qui semble posé dans la vallée. Guillaume va mieux et le moral est un peu meilleur, nous nous sentons en forme pour arriver tôt à la fin du sentier ! Quand la vue se dégage, nous apercevons les montagnes alentour, verdoyantes jusqu’à leur sommet, et ponctuées de quelques cascades. Cela nous rappelle La Réunion !


Plus nous descendons et plus il fait chaud et humide, nous voici arrivés dans la jungle. Nous traversons la rivière plusieurs fois et croisons des petits cascades. Des fleurs commencent à apparaître sur les bords du chemin.


Après une volée d’escaliers, une vue magnifique sur toute la vallée se dévoile à nous.


Nous marchons d’un bon pas, et arrivons à la fin de notre sentier vers midi. Un monsieur se propose tout de suite de nous conduire à la ville la plus proche, moyennant beaucoup trop de bolivianos (mais nous n’avons pas envie de négocier). Après 1h de piste, nous arrivons à Coroico pour prendre un collectivo. C’est une petite ville à flanc de colline qui a l’air prisée des touristes boliviens : il y a de nombreux resorts avec piscine et vue sur la jungle. Il faut dire que le climat est plus agréable qu’à La Paz !
Notre collectivo nous conduit à bonne vitesse sur une petite route sinueuse avec une visibilité quasi nulle (nous sommes encore dans le fameux nuage) et de nombreux travaux qui amputent une voie sur les deux disponibles. Nous finissons par sortir du nuage au niveau du col, et arrivons sains et saufs à La Paz.
Nous avons le temps de prendre une petite douche et de rendre le matériel avant d’aller dîner. Nous retournons au délicieux restaurant indien que nous avions tant aimé : Curry House. Nous avons pris un curry d’agneau et un poulet tikka masala, accompagnés de 2 naans au fromage (qui sont incroyablement délicieux).
Après une grasse matinée bien méritée, nous commençons la journée par aller bruncher au Café Del Mundo. Nous prenons une assiette mexicaine et une assiette orientale. C’est copieux et plutôt bon.


Nous allons ensuite nous promener dans le quartier de Sopocachi, que nous ne connaissons pas encore. C’est un quartier hétéroclite, entre maisons coloniales délabrées et immeubles modernes.






Nous passons dans de jolies petites rues couvertes de street art, dans lesquelles se tient un petit festival d’artistes.







Nous passons près d’un supermarché, bien achalandé cette fois-ci, et achetons des céréales et du lait. Nous n’en mangeons jamais en France, mais là bizarrement cela nous manque un peu.
Nous terminons notre promenade sur la Plaza Avaroa, une grande place ombragée où les boliviens se retrouvent pour danser. Il y a plusieurs groupes d’hommes et de femmes qui répètent leurs chorégraphies au son de grosses baffles amenées pour l’occasion.





Dans notre quartier aussi il y a de l’animation, entre les marchands ambulants et les danseuses de rue.












Sur le chemin du retour, nous prenons des empañadas chez Jawitas Mi Chulimani, qui sont encore meilleures chaudes. Nous les mangeons dans notre chambre, avec un petit bol de céréales en dessert !
Nous profitons de cette journée pour organiser la suite du voyage, et nous retournons (encore) manger des pizzas chez Bella Ciao, où nous sommes toujours très bien reçus.

Aujourd’hui, Guillaume part en excursion sur la route de la mort (El camino de la muerte), pendant que je reste au lit. Cette route porte ce nom car, à l’époque où elle était quotidiennement utilisée, ses nombreux virages et sa falaise escarpée ont malheureusement engendré de nombreux accidents. Maintenant elle est devenue très populaire chez les touristes, pour profiter de ses magnifiques vues en descendant en VTT. Le départ se fait depuis La Cumbre (là où nous avions commencé notre trek), la première partie se fait sur la route, avec des voitures doublant à pleine vitesse.
Arrivés au col, la descente se poursuit sur une petite piste de gravier, à pic, ponctuées de quelques voitures moisissant dans le fossé. La végétation est dense et humide, et la plupart de la route se fait dans un nuage, ce qui ajoute une touche mystique. Il y a même quelques cascades sur le chemin.






À certains endroits, des croix marquent les accidents, malheureusement mortels, qui ont eu lieu ces dernières années. Plus la route descend, et plus la végétation devient tropicale.






La fin de la journée, l’arrivée se fait dans un petit village, dans un lodge avec piscine (où il fait malheureusement trop froid pour se baigner). Après s’être restauré au petit buffet pas vraiment délicieux, c’est l’heure de rentrer me retrouver à La Paz, après un petit contretemps : le bus est tombé en panne sur la route ! Demain, nous quittons la région pour nous diriger vers l’Est et le parc Torotoro.



Logement
No Fear Hostel ❤️ : bien situé au cœur du quartier historique et peu cher
Nourriture
TARI cafe ❤️ : délicieux petit restaurant aux prix abordables et au menu varié
Curry house ❤️ : délicieux restaurant indien, mention spéciale pour les naans au fromage qui sont incroyables
Cafe del Mundo : grand choix de plats, portions généreuses, mais assez cher et ambiance vraiment trop touristique
Jawitas Mi Chulumani ❤️ : très bonnes jawitas (empañadas boliviennes), et café très bon marché
Bella Ciao ❤️❤️ : les meilleures pizzas de La Paz, et le chef est vraiment adorable, nous y sommes allés 4 fois !
Activités
El Choro trek ❤️ : 46km de randonnée dans des paysages très différents, de 4850m à 2000m
Sopocachi : quartier agréable avec street art
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