Pérou – Lima et Huaraz

De retour à Lima après notre séjour dans la jungle amazonienne, nous tentons de prendre un collectivo pour rejoindre le centre ville. Après avoir attendu une bonne demie heure dans la poussière et les klaxons, au bord de la route, nous finissons par aller prendre le bus touristique (échec).

Après avoir posé nos affaires, nous retournons manger dans un restaurant de cuisine Nikkei (fusion Pérou /Japon): Yume. Nous avons pris différents makis et nigiris, et tout était absolument délicieux. Les saveurs péruviennes (quinoa soufflé, sauce au fruit de la passion, sauce chimichurri…) sont très présentes et se marient parfaitement avec les sushis.


Ce matin nous allons faire une grande lessive avec nos habits de la jungle qui sentent le fauve. Puis nous allons déjeuner chez Mis Costillitas. Nous voulions manger léger pour pouvoir prendre un goûter plus tard, mais les portions sont encore une fois énormes et nous avons du mal à finir. Mention spéciale pour les anticuchos, des brochettes de coeur de bœuf très fondante, un délice !

Nous passons l’après-midi à visiter le quartier de Barranco, au sud de Miraflores. C’est un joli quartier d’artiste qui abrite quelques bâtiments anciens, et où les rues sont remplies de street art. Nous visitons plusieurs galeries d’artistes et repartons avec une jolie petite affiche en souvenir.

Nous nous promenons jusqu’à la mer et découvrons la côte de Lima, brumeuse comme la ville, avec sa mer grise.

Nous allons ensuite au PAITITI bar, à la jolie décoration colorée et hétéroclite, pour goûter le cocktail le plus célèbre du Pérou : le pisco sour. c’est un mélange de pisco (l’alcool national), de citron et de blanc d’œuf battu, et c’est délicieux !

Pisco classico y de maracuya (fruit de la passion)

Il est l’heure de rentrer à l’hôtel pour attendre mes parents, qui arrivent tard ce soir et nous rejoignent pour les deux prochaines semaines.


Les parents récupérés, à peine le petit déjeuner avalé, nous partons tous les 4 prendre le bus pour Huaraz, dans la Cordillera Blanca. Nous traversons d’abord Lima, au milieu de la circulation dense et des klaxons des automobilistes. Puis, en périphérie de la ville, des collines de terre argileuse grise se dressent tout autour, avec des petits quartiers de maisons de la même couleur. Au sortir de la ville, ce sont des dunes de sables à perte de vue. Lima est une des plus grandes villes au monde entièrement construite sur un désert.

Nous pique-niquons dans le bus avec quelques délicieuses spécialités françaises que mes parents ont ramenées : rillettes de Tours, comté, bûche de chèvre… Nous nous sommes régalés ! Nous entamons la montée sur une route sinueuse dans les montagnes arides. Du maïs rouge sèche sur des bâches devant les maisons.

Après 8h de bus, nous arrivons à Huaraz, perchée à 3000m d’altitude, et posons nos valises au Krusty Hotel II. Nous dînons dans un petit restaurant du quartier, recommandé par notre hôtel : la Brasa Roja. C’est l’occasion pour maman et papa de goûter à la cuisine péruvienne pour la première fois.


Après le petit déjeuner à l’hôtel, nous décidons de partir pour une petite randonnée d’acclimatation à la Laguna Wilcacocha. À une vingtaine de minutes de la ville en collectivo, nous commençons la randonnée sous un soleil de plomb, dans un décor aride. Les cactus et les genêts côtoient les eucalyptus.

Dès le début de la montée, maman est essoufflée et manque de faire un malaise… Nous décidons de continuer avec Guillaume pendant que les parents vont retourner en ville à Huaraz pour faire une journée d’acclimatation un peu plus calme.

Plus nous grimpons et plus la vue sur les sommets enneigés de la cordillère blanche se dévoile. La montée est dure, entre le souffle court et le soleil qui tape fort. Nous finissons par arriver au sommet, au bord d’un petit lac dans lequel se baignent des canards. La vue est magnifique.

Nous redescendons bien plus facilement, et reprenons le collectivo direction Huaraz. Direction le marché central pour déjeuner, et nous trouvons des menu del dia à 2€ avec soupe et plat principal, c’était parfait ! Nous avons même discuté avec une petite mamie péruvienne adorable, qui mangeait à côté de nous.

Notre mamie aux cheveux rouges et ses 98 ans

Nous retrouvons les parents et en profitons pour se balader un peu dans la vieille ville d’Huaraz, et notamment sur la Plaza des Armas. Il y a quelques jolis bâtiments anciens, et l’atmosphère de la ville est plutôt sympathique.

En fin d’après-midi, nous prenons un collectivo (minibus local) pour Caraz, petite ville au pied du parc national Huascaran, où nous irons randonner demain. À peine arrivés, nous nous mettons en quête d’un taxi ou d’un bus pouvant nous emmener au pied de la Laguna Paron pour demain, tout est compliqué, c’est cher, et nous finissons par nous laisser avoir par le gérant de la seule agence du village, qui nous vend des billets 2 fois le prix.

Nous écumons ensuite le quartier à la recherche d’un restaurant, mais il n’y a que des polleria (restaurants de poulet grillé). Nous finissons par dîner dans un petit restaurant péruvien où nous mangeons du aji de gallina, ce plat de poulet à la sauce piment jaune.


Après une nuit écourtée par le marché bruyant au pied de notre hôtel, nous sortons prendre le petit déjeuner avant d’aller retrouver notre taxi pour la journée.

La route grimpe progressivement dans la montagne, au cœur d’une abrupte vallée. Nous passons d’abord quelques villages où le maïs est pendu sous le porche des maisons pour sécher. Puis la vallée se resserre au fur et à mesure de la montée, et nous nous rapprochons des cimes enneigées. La lagune est en effet entourée des plus hauts sommets de la cordillère (dont 6 à plus de 6000m).

La Toyota Corolla du taximan, increvable.

Le taxi nous emmène jusqu’au pied de la lagune (4200m), qui est absolument magnifique, couleur bleu glacier et entourée de magnifiques montagnes.

Nous commençons par tenter le chemin qui longe le lac, mais l’eau est trop haute et il est partiellement recouvert. Après quelques portions d’escalade, nous rebroussons chemin.

Il est temps de grimper au mirador, pour avoir la vue du lac depuis le haut. La petite montée est raide, et avec l’altitude je crache mes poumons au bout de quelques pas.

En haut, la vue sur la plus grande lagune de la cordillère est vraiment incroyable. Le lac bleu ressort au milieu des falaises grises abruptes, et leurs cimes blanches qui brillent au soleil. Nous profitons de la vue pour manger notre pique-nique : les restes de rillettes et de fromages de Touraine, on ne s’en lasse pas !

La redescente est bien plus facile que la montée, et nous retrouvons notre chauffeur qui nous ramène à Caraz. Il conduit une vieille Toyota increvable, qui nous emmène fidèlement sur cette piste étroite et plein de d’ornières.

Après une petite promenade dans le centre ville de Caraz au coucher du soleil, nous allons dîner au Café de Rat. Les parents goûtent au pisco sour, et nous accompagnons tout ça de pizzas, pour finir la journée en beauté.


Ce matin, nous partons seulement tous les deux avec Guillaume pour faire la randonnée de la Laguna 69. L’altitude est très élevée, cela promet d’être difficile. Nous partons en taxi pour 2h de route sur une piste cahoteuse, dans une vieille voiture. Nous grimpons dans la vallée et prenons de l’altitude rapidement, puis passons devant 2 grandes lagunes. Au départ de la randonnée, nous avons une vue magnifique sur la vallée et la première lagune, dans laquelle se reflètent les montagnes.

Dès les premières minutes de randonnée, à plat, je commence déjà à être essoufflée… Il faut dire que nous commençons la marche à 4000m d’altitude et que nous ne sommes pas si bien acclimatés ! La première partie est presque plate, nous passons au milieu de champs verdoyants au milieu desquels serpentent des rivières couleur bleu glacier.

Puis nous commençons à grimper doucement et le souffle se fait plus court. Il faut faire des pauses régulièrement, et nous mâchouillons nos feuilles de coca en espérant qu’elles nous aident. Plus nous montons et plus les sommets enneigés au-dessus de nous se découvrent.

Mal madame

Nous passons devant une grande cascade qui descend de la lagune, et la montée s’intensifie. De jolies petites plantes à fleurs violettes poussent de part et d’autre du chemin rocailleux.

Le dernier kilomètre est très abrupt, nous avons du mal à respirer et le mal de tête commence à se faire sentir. Heureusement, l’arrivée à la Laguna 69 (4602m, notre record pour l’instant !) est grandiose : le lac est d’un bleu glacier magnifique, et il est entouré de montagnes enneigées.

Nous y pique-niquons et ne tardons pas trop à redescendre, car l’altitude est un peu difficile à supporter. Dans la descente le mal de tête s’intensifie, il nous tarde de retrouver une altitude plus basse.

Lors de notre retour à Caraz, nous filons prendre une douche à l’auberge de Juan Carlos (qui nous a organisé le taxi à prix très raisonnable), avant de retrouver mes parents dans le collectivo en direction d’Huaraz. Nous filons dîner proche de la gare, au Calima restaurant. Nous prenons un osso-buco accompagné de polenta, ainsi qu’un quinotto (risotto au quinoa) au porc et aux légumes. Tout était délicieux et raffiné.

Nous partons ensuite prendre notre bus de nuit pour retourner à Lima. C’est le grand luxe, les sièges sont grands et confortables, il y a des petites couvertures. Demain, nous avons un vol pour Puerto Maldonado, dans la forêt amazonienne.


Logements

Colores Hospedaje Miraflores (Lima) : bien situé dans une rue calme, peu cher

Krusty hotel II (Huaraz) ❤️ : très bien situé, calme, personnel arrangeant, peu cher et bon petit déjeuner

Hotel Cordillera Blanca (Caraz) : grandes chambres très propres et propriétaire très gentille, mais en face du marché et très bruyant dès 4h du matin

Restaurants / bars

Yume (Lima) ❤️ : délicieuse cuisine Nikkei à prix abordable

PAITITI bar (Lima) ❤️ : joli déco, bons pisco sour

La Brasa Roja (Huaraz) ❤️ : bon restaurant péruvien

Le Café de Rat (Caraz) ❤️ : jolie décoration, bonnes pizzas et délicieux pisco sour

Calima restaurant (Huaraz) ❤️ : délicieuse cuisine péruvienne revisitée, restaurant raffiné et abordable

Activités

Randonnée Laguna Wilcacocha : 6,3km, 620m D+ (de 3200m à 3800m d’altitude) : jolie randonnée d’acclimatation, belle vue sur la cordillère depuis le haut

Randonnée Laguna Paron ❤️ : 150m D+ jusqu’au point de vue (à 4200m d’altitude) : lagune incroyable et pas de vraie randonnée nécessaire pour accéder à la vue

Randonnée Laguna 69 ❤️ : 14km, 600m D+ (de 4000 à 4600m d’altitude) : randonnée magnifique mais très éprouvante à cause de l’altitude, à faire uniquement si bien acclimaté

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